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12 leçons – La Conclusion

Toute l’histoire de l’humain apparaît à la lumière de l’AO tenir entre l’événement anthropologique et le moment ontologique. Avant on est en deçà de l’histoire ; après on accède à l’au-delà de l’histoire. Avant on est dans l’inconscience animale ; après chacun se trouve dans la clarté de son humanité individuelle.

C’est l’image du Colosse qui semble avoir permis d’enclencher le phénomène historique de l’hominisation par le religieux ; c’est en s’arrachant à la pulsion subconsciente visant le lynchage du Dominant qu’on peut dépasser le religieux en direction de l’Etre.

Pour s’arracher au religieux, il faut regarder en face le lynchage du Dominant, la mise à mort du dieu: tant qu’on le nie, le cadavre est dans le placard, et, comme dans la pièce de Ionesco, il ne fait que grandir jusqu’à envahir toute la maison, empêchant littéralement d’y vivre. Cette négation étouffante et congestionnée, c’est le religieux, et singulièrement celui des monothéismes. Il faut procéder comme le héros de Ionesco, à savoir avouer le meurtre, en assumer la responsabilité, pour, comme lui, pouvoir enfin s’envoler dans les airs — conquérir sa propre Verticale ontologique.

Le Croyant nie le meurtre de dieu et s’y englue ; l’Athée l’assume et le dépasse.

Ce constat établi, il ne te reste qu’à t’interroger : toi-même, où en es-tu ?

Tu peux le voir : le monde moderne, très largement, demeure, soit dans l’ignorance du lynchage originel — les “athées”, qui ne s’en doutent pas et en demeurent loin — soit dans son déni — les religieux monothéistes, qui butent sur lui et ne le dépassent pas : en gros les ignorants et les scandalisés. C’est dire qu’avec ceux-là, qui forment évidemment l’immense majorité de l’humanité moderne, le religieux tient encore une place considérable dans notre monde : soit sous sa forme institutionnelle historique — synagogue, église et mosquée — soit sous sa forme profane, domestique et diffuse — les cultes de stars, de l’argent, du pouvoir et de tous les colifichets.

Dans ce monde, à l’égard de toi-même, où en es-tu ?

Tu as compris ce qu’est l’Etre ? Y aspires-tu ? Dans ce cas, il te faut sortir de toutes les formes de religieux.

Comment ?

Essentiellement deux règles :

1. Connaître et respecter la Loi, à savoir que tout un chacun aspire à son Etre, donc respecter l’Autre, le monde, et Autrui, ton semblable, ton prochain, au minimum en t’interdisant toute attitude scandalisante et tout comportement de Pouvoir, et au maximum en favorisant l’Etre de chacun, autrement dit au minimum en t’interdisant toute violence et au maximum en pratiquant l’amour. Cette planète est une boule de souffrance : n’y ajoute pas ta touche ; cette planète est une boule de connerie : n’y ajoute pas la tienne.

2. Travailler toi-même à ton Etre, en te sortant de tous les Systèmes et en te soustrayant à tous les Pouvoirs, en abolissant au dessus de toi tous les dieux et tous les Mythes, en faisant taire tous les Désirs, en mettant en œuvre ta Volonté pour te faire le Héros, à savoir avancer dans ton Processus, en y assumant la solitude ontologique, et conquérir ton indépendance totale — ta Souveraineté d’Adulte.

En deux mots, être responsable de l’Autre/Autrui et de toi-même.

Que décides-tu ?

Au-delà de cette question, loin de tout ésotérisme et de toutes les grand messes, tu n’es plus qu’à toi-même…

Va ton chemin, seul, dans le respect d’Autrui (solitaire et solidaire comme disait Camus) et BONNE ROUTE !

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