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L’Analyse Ontologique de Joël Bienfait

Tout existe : les choses, le monde — et l’humain. Tout constitue le domaine de l’existant : l’homme seul en est conscient. C’est par cette vertu que lui seul peut accéder à cette autre dimension : être. Exister est donné ; être est voulu. Transcendant le monde de l’existant, le royaume de l’Etre.

Qu’est-ce que l’Etre ? Une réponse possible au moyen d’un outil : l’Analyse Ontologique.

Définitions

L’Analyse Ontologique — l’AO — est une ontologie ; c’est aussi, par voie de conséquence, une anthropologie.

Définitions ? Non pas exactement celles que donnerait le dictionnaire, mais ainsi procède l’AO: on y forge les concepts à partir de ceux qui existent et des mots qui les désignent, en les redéfinissant.

L’ontologie (grec ontos, l’être ; grec logos, discours, science) : comment l’individu parvient à la conscience de soi, puis à l’Etre.

L’anthropologie (grec anthropos, l’homme ; grec logos, discours, science) : comment l’animal devient l’humain, et accomplit l’humanité.

– Entre le nouveau-né humain, encore tout animal, et l’Adulte conscient d’être — un cheminement dont rend compte l’ontologie.

– Entre cet animal qui est encore tout à l’instinct et cette créature consciente d’exister — une évolution dont rend compte l’anthropologie.

Passer de l’instant de l’instinct au temps de la conscience, ou à la conscience du temps : c’est là tout l’homme et tout l’individu. Autant dire que l’ontologie et l’anthropologie s’articulent l’une à l’autre. C’est parce que l’animal accède à la conscience de soi qu’il devient l’humain ; c’est en devenant humain que l’individu accède au plan de l’Etre. En chaque individu humain, tout au long de son devenir ontologique, se rejoue tout le drame anthropologique.

Cheminement/évolution et tragédie : à ceux qui veulent comprendre en quoi, je donne rendez-vous plus loin (leçon 9).

L’Etre et l’Analyse Ontologique

Etre : être bien, être au fait, être au clair, être au mieux, avec soi, avec Autrui, avec le monde, avec la vie, avec la mort, avec la Loi, avec la joie et l’affre, avec la chance et la tuile, avec le meilleur et le pire — avec tout. Etre : le sentiment parfait de la plénitude absolue, comble et comblé par la seule conscience d’être soi, en harmonie totale avec tout.

De quoi jouissais-je, quand j’étais seul ? De moi, de l’univers entier, de tout ce qui est, de tout ce qui peut être, de tout ce qu’a de beau le monde sensible, et d’imaginable le monde intellectuel.» J.J. ROUSSEAU, 3ème lettre à Monsieur de Malesherbes

Etre : le comprendre, c’est l’ontologie.

L’AO décrit l’Etre, l’explore, le fouille, l’interroge, le scrute, le dissèque, sans l’épuiser jamais — l’Etre est inépuisable, ou ne serait pas l’Etre.

Voilà ce qu’est l’AO : l’étude de l’Etre, c’est-à-dire de toutes les modalités qui le permettent comme de tous les obstacles qui l’entravent, de tout ce qui le favorise comme de tout ce qui le compromet, de tout ce qui l’encourage comme de tout ce qui l’interdit. — Le Grand Will l’a dit, par la bouche de son Hamlet, en une formule à la fois simplissime et vertigineuse : Etre ou ne pas être. L’AO est informée et structurée toute par ce programme duel.

Et toi ?

Cela te concerne, mais est-ce que cela t’intéresse ? Cela concerne chacun mais te sens-tu concerné? Cela concerne tout le monde mais n’intéresse personne : te sens-tu personne ? Etre, y tends-tu, ou t’en fous-tu, déjà foutu ?

Etre : il n’est jamais trop tard, mais il n’est jamais trop tôt. Où en es-tu ? A quelle heure de ton Etre te situes-tu ? T’en moques-tu ou t’en soucies-tu ? Le sais-tu ?

Comment le sait-on ?

C’est fort simple.

Il répond à l’aspiration ontologique celui-là qui, devant tout ce qui le sollicite, se pose la question : « Est-ce important ?» Ou, plus précis : « Est-ce essentiel

Il répond à l’aspiration ontologique celui-là qui tend vers cette heure exigeante de lui-même, cette heure toujours à venir, l’heure de l’Adulte, et qui, acteur de cette heure, ne permet pas que rien vienne le distraire dans sa quête de l’essentiel.

Etre ? Non pas avoir, non pas se rire, non pas s’en faire, mais chercher, mais vouloir, mais tenter ; non pas se distraire mais s’employer, mais s’obstiner, mais s’exiger. Ne jamais passer le temps, ou tuer le temps, mais remplir son temps, mais accomplir son temps — être est un travail à plein temps.

Alors ?

Toi et moi

Si tu es concerné, intéressé, intrigué, je peux te fournir quelques clés — quelques-unes, bien modestes, il ne faut pas rêver et ce n’est justement pas mon propos que d’en faire accroire. Comment ? Quelques leçons, tout simplement, douze, c’est tout. Et, qui que tu sois, te voilà à même de te mettre à l’heure, à l’heure de toi-même, à l’heure de ton Etre — ce que j’appelle le moment ontologique.

Quelques leçons ? Oui, c’est suffisant.

Qui suis-je, moi, pour les proposer ? Un zigue exactement comme toi, un gusse banal et passe partout, un type avec la tronche parfaite du premier venu. Le quidam quelconque, l’individu lambda — le monsieur Machin de service. Alors pourquoi moi ? — Pourquoi pas moi ? — Moi, parce que je me suis rendu compte. Comment et pourquoi, c’est par ailleurs. Mais je me suis rendu compte, je l’ai formalisé, et je peux le mettre à disposition de tout un chacun. Quelques leçons, je peux jouer le rôle du mentor l’espace de quelques  paragraphes et ensuite, te voilà à même — à toi de faire, à toi de vivre, à toi d’être.

On y va ? C’est facile, promis — au moins au début. Après, tout dépendra de toi, de ton degré d’exigence.

Préalable ? Laisse tomber le futile et aspire à l’Etre. Conditions ? Chercher à comprendre.

L’AO œuvre et n’œuvre que dans le concret. Pour le dire clair et cru : il s’agit de comprendre pourquoi et comment l’homme, tout en s’employant à être si grand, s’obstine à demeurer si con. L’AO, c’est mesurer la grandeur et démonter la connerie : le programme t’agrée ? De l’Art de la Fugue aux attentats du 11 septembre : tu embrasses un peu le grand écart ? Voilà: c’est l’AO.

Alors, à la réflexion, tu en es ? Tu y es ? Tu y vas ? Tu y marches ?

Si tu es partant, entreprends la première leçon.

Et ensuite ? Posologie recommandée : Une leçon par jour, ou tous les deux jours, sachant toutefois que les abus sont hautement bénéfiques à la santé ontologique.

Ensuite, tu pourras compléter avec les deux exemples d’analyse : sur deux points, l’Analyse Ontologique appliquée.